[Test] The Wolf Among Us – Episode 1 : Faith

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Telltales Games a durablement marqué les esprits et reconquis une notoriété certaine  en adaptant The Walking Dead dans une version point’n click portée aux gémonies. Il est vrai que les aventures de Lee et Clementine dans l’univers de Kirkman et Adlard ont remporté tous les suffrages l’année dernière (dont ceux de Je Vis Des Hauts).

Dans l’attente d’une suite qui n’arrive pas et malgré un très (trop ?) court bonus intitulé 400 jours, de nombreux joueurs rêvaient de rempiler. C’est désormais possible mais ce ne sera pas sous la casquette de Clementine mais plutôt dans les pas du Sheriff Wolf et l’univers de Fables. Réussite ou exploitation du juteux filon ? Je Vis Des Hauts mène l’enquête.

Terminés les morts vivants et autres survivants tous plus retors les uns que les autres. Désormais, on change radicalement d’univers, même si l’on reste dans l’ (excellent) univers des comics. Bienvenue à Fabletown (ou New York puisqu’on navigue dans les quartiers de NYC) et dans la peau de son Sheriff, Wolf Bigby.

A l’instar de Once Upon a Time, tous les protagonistes des fables et autres contes évoluent dans notre univers mais dans une version largement plus adulte et sombre que la série. D’ailleurs, on est vite dans le bain sur ce plan là puisqu’on porte rapidement secours à une jeune prostituée (la bien nommée Faith) qui se fait agresser par le bucheron (celui du petit Poucet ?) en se servant allègrement des ses poings. Puis la soirée va dégénérer en un assassinat sauvage et notre enquête va pouvoir véritablement débuter. Difficile d’en dire plus sur l’intrigue sans te spoiler, lecteur adoré.

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Sur des considérations plus graphiques, on reconnait immédiatement la patte initiée avec The Walking Dead. L’aspect crayonné, semblant sortir tout droit des planches des comics, est une franche réussite et parait encore plus aboutie que son prédécesseur. Le rendu général est un régal pour l’amateur de comics et les environnements renvoyant à un New York de polar sont particulièrement bien travaillés.

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Sur le plan du gameplay, les joueurs du précédent opus de Telltales Games seront en terre conquise : du point’n click pur et dur avec quelques actions à base de QTE et des choix à faire en temps réels (et en anglais) . Par contre, attendez vous à rencontrer les sempiternels murs invisibles sur chaque scène. Cette limite, inhérente au genre, n’est en soi pas dérangeante, sauf pour quelques angles de caméra malheureux et parfois l’impression que votre personnage glisse contre le décor.

Pour autant, une fois ces bases posées, l’ambiance générale suffit à passer outre ces quelques bémols. Quel polar vous permet d’évoluer dans un New York où vous pouvez rencontrer Blanche Neige en adjointe au maire, chargée des questions de sécurité, qui vous aide dans le cadre de vos investigations, la Belle et  la Bête qui partagent votre cage d’escalier, de chasser Dumble, Dee et le bucheron pour permettre d’arrêter un serial killer et d’avoir comme colocataire un cochon qui parle, fume et boit votre whisky ? Eh bien, The Wolf Among Us, c’est tout ça et bien plus encore !

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Restent cependant des points négatifs pour lesquels on aurait pu croire que Telltales allait faire le nécessaire. Depuis The Walking Dead, il semble en effet difficilement compréhensible de subir toujours autant de ralentissements, certes relativement rapides, mais sur quasiment tout l’épisode. Il n’est pas rare de voir des écrans freezés sur une image avec des dialogues qui continuent à dérouler. Rien de rédhibitoire cependant mais ça reste très désagréable quand même.

Autre point noir pour certains joueurs : tout le jeu se fait dans la langue de Shakespeare et même s’il n’est pas nécessaire d’être parfaitement bilingue, il est préférable d’avoir un niveau correct pour bien appréhender toute l’histoire et les choix qui conditionnent la suite de votre aventure. D’autant plus que certains choix sont « timés ». Le revers de la médaille pour pouvoir y jouer immédiatement pour certains ou un retour à l’époque où peu de jeux étaient traduits et où on jouait avec un dictionnaire à portée de main pour les autres.

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En conclusion, ce premier épisode confirme la maitrise de Telltales Games dans le double exercice de faire une adaptation respectueuse de l’œuvre originale et de réaliser un point’n click qui tient la route dans ce même univers. Le choix du comics qui jouit d’une ambiance très particulière a surement joué en la faveur des développeurs. Vous pouvez cette fois-ci aussi prendre le season pass à 19,99 euros les 5 épisodes. Me concernant, c’est chose faite.

Les plus :

  • l’ambiance générale du comics retranscrite avec talent.
  • la sensation de jouer dans la BD.
  • le mix point’n click/QTE assez harmonieux.

Les moins :

  • encore des ralentissements et des écrans freezés.
  • english speaking only (et mieux vaut avoir un niveau correct).
  • assez court (environ 2h) et peu de challenge.
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À propos de JackmLantern

https://jevisdhauts.wordpress.com/

Publié le 20 octobre 2013, dans Test, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Certe, ce n’est pas un vrai « jeu » mais plus une véritable série vendue comme un jeu. Mais bon sang, c’est accrocheur au possible. J’espère vraiment que l’épisode 5 réserve une conclusion mémorable là ou des jeux comme beyond two souls et farenheit m’avaient déçus.

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