[Test] The Unfinished Swan

Nouveauté du PSN au goût arty (terme qui veut tout et surtout rien dire) développée par Giant Sparrow et sur les bons conseils de l’ami Eric Rannou (journaliste au Télégramme de Brest), nous voici parti dans les pas de Monroe sur les traces du cygne inachevé que sa maman peignait avant de mourir (oui, c’est joyeux).

Et il faut dire que la mère de Monroe aimait peindre outre mesure, son « héritage » comptant quelques 300 tableaux. Mais elle avait un gros défaut : toutes ses oeuvres demeurent inachevées. Dans l’orphelinat que l’on devine à demi-mot, le jeune héros n’a eu le choix de conserver qu’une seule peinture. Et ce sera celui que sa mère défunte affectionnait particulièrement : le cygne inachevé. Une nuit, Monroe se réveille en sursaut : le tableau fétiche a disparu. Armé d’un pinceau, une porte secrète s’ouvre et en route pour l’aventure.

Enfin… dans un écran blanc immaculé. Rien, le désert monochrome, aucune barre de vie, aucune indication, le néant. On est en vue subjective et à vrai dire, on ne sait pas trop ce que l’on doit faire dans les premiers instants de l’aventure. C’est extrêmement déconcertant mais vite, un coup de gâchette suffit à matérialiser le monde dans lequel Monroe atterrit. Vous « peignez » littéralement l’univers dans lequel vous évoluez en projetant des billes de peinture noire pour créer le chemin vous permettant d’avancer et de suivre les traces de pattes du fameux cygne.

The Unfinished Swan ne se limite pourtant pas à un vulgaire défouloir à base paint-ball gothique. En effet, au-delà du fait que les billes de peinture noires laissent place sur certains niveaux à des billes d’eau, on trouve rapidement des petits puzzles ou mécanismes à activer, de la végétation à faire pousser, des ballons à trouver, des plateformes à créer pour évoluer, les chapitre de l’histoire à dévoiler, … Et toujours à la seule aide de votre pinceau magique. Des mécaniques de gameplay simples (on ne meurt pas et on respawn où on échoue) et des décors on ne peut plus minimalistes.

Sur le plan de la critique négative, The Unfinished Swan n’est pas irréprochable cependant. Malgré des graphismes relativement basiques, on a droit à des ralentissements assez étonnants. Par ailleurs, la vue typée FPS offre quelques déconvenues et on se trouve parfois complètement paumé dans le décor (sur le premier niveau pour l’essentiel) à heurter les murs qu’on noircit jusqu’à temps de trouver l’issue. Permettre de passer sur une vue TPS aurait été un plus à mon sens.

Mais la plus-value du jeu ne réside pas dans la débauche technique ou dans un gameplay alambiqué. Non, comme dans Journey (auquel Giant Sparrow ne manque pas de rendre hommage), c’est plutôt l’histoire qui est mise en avant et sa présentation poétique. Tout votre cheminement permet de construire celle de ce roi esseulé d’un royaume vide de tous sujets et par extension celle de Monroe. Et étrangement, ça marche.

On prend plaisir à avancer et comprendre progressivement le pourquoi du comment de toutes ces toiles inachevées. Alors certes, pour quelques 12,99€ et entre 3 et 4h de jeu, on peut se demander si The Unfinished Swan vaut vraiment le coup. Mais, à l’instar de Journey, réussir avec si peu à raconter et faire ressentir tellement, on se dit que ce cygne inachevé mérite qu’on le suive. Le dernier chapitre en guise de générique et de rétrospective de l’histoire et de l’aventure en est un exemple parfait. D’autant plus que la rejouabilité (certes limitée) est quand même de mise pour les chasseurs de trophées (les ballons ne sont pas évidents à trouver surtout dans le magnifique monde nocturne).

Au final, Giant Sparrow nous propose une véritable expérience de jeu et il serait vraiment dommage de passer à côté.

Les plus :

  • une mise en scène minimaliste mais au service d’une histoire profonde
  • la surprise graphique du jeu
  • une vraie expérience ludique et poétique

Les moins :

  • le coût qui peut être rédhibitoire par rapport à la durée de vie
  • des ralentissements dont on aurait aimé se passer
  • l’absence de challenge
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À propos de JackmLantern

https://jevisdhauts.wordpress.com/

Publié le 25 novembre 2012, dans Test, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Bon… Bon…. Tu manques de temps ou d’inspirartion ? C’est pas tout ça…. Dernier papier le 25 novembre !!!!! Allez…. On reprend son petit clavier. Ton blog va finir pas disparaître si tu insistes (et je sais de quoi je parle).

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