[Flash] Machinarium / Double Dragon Neon / Hell Yeah

On innove sur Je Vis Des Hauts avec une nouvelle catégorie : les tests flashs. Pour le prix d’un article, vous aurez droit à plusieurs mini-tests pour des jeux qui n’appellent pas nécessairement de longs développements. Il faut dire que le PS+ est passé par là et les jeux gratuits s’enchainent.

On ouvre le bal dans la catégorie flash avec les mini-tests de Machinarium, Double Dragon Neon et Hell Yeah Wrath of the Dead Rabbbit.

Machinarium

Machinarium est un point’n click issu du studio tchèque Amanita Design, couronné par de nombreux prix.

Petit robot muet dégingandé mais non dénué de jugeote, Josef atterrit dans une sorte de dépotoir robotique à la recherche de sa dulcinée, enlevée par des brigands tout aussi robotisés mais bien moins sympathiques. Tellement peu sympathiques qu’ils ont, en plus, déposé une bombe, prête à exploser.

L’aventure se déroule par des successions de « tableaux » où il faut résoudre des énigmes toutes plus capilotractées les unes que les autres. A votre disposition, pas grand chose si ce n’est la possibilité de vous allonger ou de vous rétrécir en hauteur pour attraper des items nécessaires à la solution. Et vos méninges.

Et il va falloir vous employer à les faire fonctionner plutôt deux fois qu’une, tellement certaines énigmes sont tordues. Alors certes, vous avez accès à une astuce par tableau et la possibilité d’avoir carrément la solution complète (après une petite phase de shoot’em up qui n’est pas sans rappeler celles de Super Mario Land) mais le sel de ce jeu, c’est bien de vous torturer les méninges pour avancer.

Graphiquement, le travail de Jakub Dvorský est vraiment superbe. On a parfois l’impression d’être Wall-e perdu dans sa décharge robotique puis on arrive sur un tableau qui ressemble à un petit quartier du XIXème siècle. Une franche réussite.

Les plus :

  • un personnage et un univers attachants
  • une réussite graphique
  • un bon point’n click

Les moins :

  • c’est court
  • la rejouabilité est nulle
  • certaines énigmes sont vraiment corsées

***

Double Dragon Neon

Le jeu du PSN qui fait vibrer le coeur du retrogamer qui a mis des coups de tatanes à longueur de beat’em all en 2D et qui a du ranger ses poings américains et ses tessons de bouteilles avec l’avènement de la 3D. Alors quand on vous propose de rempiler dans le peau des frangins Lee, c’est dur de ne pas faire craquer ses articulations et d’aller battre le pavé. Et mettre des mandales à tout ce qui se présente en face (cabines téléphoniques et poubelles comprises).

On rempile donc dans la peau de Billy (ou Jimmy) pour aller sauver Marion, votre belle enlevée une énième fois par un sbire de Skullmageddon, sorte de samouraï maléfique.

Les vieux de la vieille qui ont retourné les Double Dragon originels ou autres Final Fight et consorts seront en terrain conquis. Un coup de poing, un coup de pied sauté, un coup de genou, un projeté, les réflexes reviennent vite et on s’étonne, après tant d’années de léthargie, d’enchainer les coups comme si on avait jamais arrêté. La nouveauté réside dans la possibilité de développer des coups de spéciaux en ramassant des cassettes audio et en augmentant ses capacités. Plutôt bien pensé.

Pour le reste, rien de bien innovant. WayForward nous livre ici un remake qui fait le boulot qu’on lui demande, sans briller outre-mesure (si ce ne sont les couleurs un peu fluos). Il faudra se faire à une maniabilité révolue et une hitbox un peu approximative. Le jeu solo est plaisant mais la baston prend vraiment de l’ampleur en co-op’ (mais pas online malheureusement). A noter une bande-son du tonnerre qui rappellera de bons souvenirs aux retrogamers.

C’est surement le plus gros défaut de ce Double Dragon Neon : être plus adapté aux anciens joueurs de beat’em all qu’à d’autres joueurs. Mais bon, c’est pas sur Je Vis Des Hauts qu’on va s’en plaindre.

Les plus :

  • un remake qui respecte les codes du genre
  • une bande-son aux petits oignons
  • le système d’évolution des coups spéciaux

Les moins :

  • des graphismes un peu trop flashy
  • une maniabilité qu’il faut appréhender
  • pas de online

***

Hell Yeah : Wrath of the Dead Rabbit

Le jeu le plus WTF de ce test flash. Issu de l’association du studio indé Arkedo Studio et de SEGA, Hell Yeah, c’est l’histoire de Ash, prince des enfers, surpris par un paparazzi dans son bain en train de jouer avec un petit canard en plastique. Bien évidemment, il en va du respect de son intimité et de son statut de prince léporidé (oui, on se cultive sur Je Vis Des Hauts). Il va donc falloir aller récupérer les photos compromettantes.

Tout ce pitch un peu débile pour un bon gros défouloir de 10 niveaux. Le jeu s’appréhende en effet assez rapidement : on est sur de la plateforme mâtinée d’action,  évolutive puisque l’on débloque des armes pour Ash mais aussi des évolutions pour la roue qui permet de se déplacer. Il est possible de moder Ash mais en soi, sauf à appuyer encore un peu plus le côté n’importe quoi du jeu (avec la perruque Elvis ou le couvre-chef de Sherlock Holmes par exemple), rien de bien notable. Le but consiste à débloquer des portes, fonction du nombre de boss intermédiaires tués, et rejoindre la fin du niveau en explosant tout ce qui est sur le chemin (ennemis, murs, obstacles divers et variés) et si possible, dans une grosse gerbe de sang.

La force du jeu réside vraiment dans son ambiance générale. Entre les « finish moves » complètement exubérants (écraser entre ses doigts un boss, mettre son doigt dans le pot de miel sans se faire attraper, la destruction par un laser tiré d’un satellite, …), les boss que vous pouvez asservir sur « The Island » (un peu votre île du Docteur Moreau) pour qu’ils vous apportent des bonus supplémentaires in game, les dialogues avec les PNJ dont Nestor, votre serviteur, la dimension délirante du jeu d’Arkedo Studio est un plus indéniable. La bande son très variée et très pêchue ajoute à cette ambiance. D’ailleurs, Arkedo Studio vous permet d’écouter ou de télécharger gratuitement l’OST par là : clic.

Les plus :

  • un vrai bon défouloir 2D
  • l’ambiance WTF générale
  • le système d’évolution des coups des armes et des roues de Ash

Les moins :

  • l’inertie du personnage qui demande un temps d’adaptation
  • un peu répétitif
  • pour les non PS+, le prix un peu élevé par rapport à la durée de vie
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À propos de JackmLantern

https://jevisdhauts.wordpress.com/

Publié le 16 octobre 2012, dans Flash, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Très bonne petite rubrique et les tests flash font bien leur boulot, nous informer sur l’essence même du jeu. Merci 🙂

    • Ah mais je t’en prie. Disons que le PS+, c’est l’occasion de jouer à encore plus de jeux, sans dépenser un centime (hormis l’abonnement au PS+). Et puis, il était temps de se remettre au boulot 😉

  2. Bien vu tes tests flashs, courts mais celà doit demander pas mal de boulot tout de même.
    Machinarium me tente depuis des lustres. Mais bon, le démat’ c’est sans moi, j’ai tellement de trucs à déballer …

    • Merci pour le retour. J’ai plus que ça sous le coude. Et vu que je me voyais pas me faire un test normal pour ces jeux, paf, le flash est né. Et faut dire que le PS+ est passé par là aussi.

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