[Test] Gravity Rush

L’E3 2012 vient de s’achever et on ne peut pas dire que la portable de SONY a été gâtée en nouveautés pour les prochains mois. C’est d’autant plus étonnant que la console peine à décoller sur le plan mondial, la preuve en étant que les futurs acquéreurs français, par exemple, peuvent désormais bénéficier d’une réduction immédiate de 50€ sur le support.

Pour se réconforter et amortir l’achat au prix fort de la PS Vita, Gravity Rush (ou Daze pour nos amis nippons) sort enfin dans nos vertes contrées après un teasing assez alléchant depuis de nombreux mois par les possesseurs et/ou joueurs de la version japonaise dont les retours sont assez unanimes et dithyrambiques. Quelques heures de jeu plus tard, Gravity Rush en vaut-il la peine ou la Vita va t-elle piteusement retrouver son emballage ?

Comme Kat, notre héroïne frappée d’amnésie, on arrive livré à soi même, dans un univers plutôt typé steampunk : Hekseville. L’histoire sera donc l’occasion de retrouver, au fil de l’aventure, la mémoire, en rencontrant des gens doués de la même capacité que le joueur (Raven qui a un faux air de Lust de Full Metal Alchemist) mais aussi de rétablir l’intégrité de la ville où l’on évolue, des quartiers entiers et leurs habitants ayant disparu dans une autre dimension.

Mais rapidement et avec le concours opportun du chat Poussière, quelques bribes de la vie passée refont rapidement surface dont la plus importante : le pouvoir de contrôler la gravité. Véritable ressort du gameplay, le concept est simple et pourtant assez novateur : une pression sur « R » et vous voilà en possibilité de suspendre la gravité. Cette capacité est démultipliée dans tous les segments du jeu et offre ainsi une palette de mouvements et de possibilités très diversifiée au gameplay.

Sur les déplacements, par exemple, on peut s’affranchir de toutes les contraintes terrestres puisque toutes les dimensions nous sont offertes.  Là, où cette capacité prend toute son importance par rapport à la simple capacité de voler, c’est que de nouvelles dimensions de jeu mais aussi de l’environnement sont accessibles. On est désormais libre de marcher au plafond ou le long des murs comme si on avait les pieds bien ancrés sur le plancher des vaches.

Les combats sont aussi directement impactés par cette capacité hors norme. On peut certes se battre au sol en envoyant des coups de pied aux Nevis terriens (les ennemis du jeu) mais comme la plupart d’entre-eux ont la fâcheuse tendance de se trouver dans les airs ou sur des plans inaccessibles au commun des mortels, il va falloir rapidement apprendre à manipuler la gravité. Et n’allez surtout pas croire qu’il suffira de changer simplement de dimension : loin de là. On doit, par exemple, suspendre le cours de la gravité pour se lancer dans une attaque dévastatrice puis rusher vers un autre ennemi pour enfin retrouver le plancher des vaches parce que la jauge de contrôle de la gravité vient de se tarir.

Et oui, parce que s’affranchir de la gravité a un coût. Et dans Gravity Rush, il est matérialisé par une jauge, en haut à gauche de l’écran, qui se vide pendant les déplacements ou les combats dans les airs. C’est un élément de gameplay à prendre en considération. Dans le cas contraire, on  comprend vite que la gravité ne fait pas de détail et vous ramènera à la dure réalité du plancher des vaches.

Petite précision : plus on avance dans le jeu en récoltant des gemmes et plus on peut augmenter ses capacités dont celles de ralentir la consommation de cette jauge ou son remplissage plus rapide après épuisement. On apprend aussi de nouvelles techniques de combat, bien utiles contre des boss de plus en plus retors. Libre à vous de développer la capacité que vous souhaitez. C’est la dimension RPG du soft plutôt bien vue : on n’arrive pas tout puissant, on le devient crescendo. C’est l’exploration d’Hekseville et les succès dans les différentes missions qui permettent d’évoluer.

Concernant l’aspect graphique du jeu, c’est une réussite. Le travail de Keiichiro Toyama utilise les capacités la PS Vita à merveille. On oscille entre un character design de type cell shading in game très propre et que ce soit Kat, les différents protagonistes du jeu, les habitants d’Hekseville ou la ville elle-même, c’est convaincant. Petite touche sympathique supplémentaire : plutôt que de faire des cinématiques stéréotypées et vues et revues à l’envi, Toyama a fait le choix de faire une petite BD dont on passe les pages en « feuilletant » l’écran de la PS Vita.

Un point positif pour les musiques très travaillées et qui ne sont pas sans rappeler les animes des studios Ghibli et plus particulièrement, les œuvres du maître Hayao Miyazaki.

Pour le reste, il y a quelques points négatifs à noter dans Gravity Rush. Gérer la gravité entraîne parfois quelques déconvenues rageantes. On se retrouve facilement dans les combats contre les boss sens dessus dessous. Certaines attaques spéciales font perdre les repères et forcément, la vie. D’ailleurs, le jeu laisse le choix au joueur d’orienter le viseur au stick ou au gyroscope mais très sincèrement, cette seconde option est vite abandonnée puisque peu confortable. Idem pour certaines fonctionnalités utilisant la capacité de la PS Vita comme la glissade où l’on doit laisser les doigts posés dans les coins inférieurs de l’écran et orienter la console pour tourner. C’est loin d’être convaincant. Dommage.

Dernier point fâcheux : les temps de chargement sont parfois assez longs, comme par exemple, entre deux parties des mini-jeux basés sur les compétences de Kat qui sont accessibles si on aide les habitants d’Hekseville dans leurs problèmes quotidiens. Il faut parfois compter une bonne dizaine de secondes entre deux parties. Pour un support cartouche, c’est un peu ennuyeux.

Au final, vous aurez compris à la lecture de ce test que votre PS Vita mérite Gravity Rush pour son côté novateur sur le plan du gameplay et l’aventure très sympathique de Kat et de Poussière son chat cosmique qu’on espère retrouver dans un second opus. Foncez, vous ne le regretterez pas.

Les plus :

  • le gameplay innovant : tout bête mais diablement efficace.
  • l’univers du jeu et le character design : il y a un peu de Miyazaki là-dedans.
  • la dimension RPG du jeu pour les pouvoirs de Kat.

Les moins :

  • un petits temps d’adaptation est nécessaire dans les phases de combat : on est parfois un peu perdu.
  • la fonction gyroscopique de la console : assez gadget au final.
  • les temps de chargement sur certaines phases de jeu.
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À propos de JackmLantern

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Publié le 18 juin 2012, dans Test, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 8 Commentaires.

  1. kawakawakun

    Il me faut vraiment une ps vita … Mais pour le moment je suis assez frileux car une fois ce « Gravity Rush » terminé j’ai peur que la console soit rangée et qu’elle ne ressorte pas avant de longs mois …
    Du coup j’hésite énormément et pour le moment je n’ai toujours pas craqué (Lollipop Chainsaw m’aide à tenir XD) mais je dois reconnaitre que Kat me tente énormément …

    • Ah ah. C’est pourtant le bon moment pour craquer pour la Vita, vu les 50€ remboursés sur le prix d’achat. Mais je comprends. Je résiste à Lollipop Chainsaw de mon côté et j’attends une chute des prix ^^

      • kawakawakun

        Même avec une baisse de prix de 50€, ça reste assez cher pour une console qui manque cruellement de titre. M’est avis que la console baissera certainement de prix d’ici la fin de l’année et qui sait peut être que de nouveaux jeux seront annoncés … Après est ce que je tiendrais jusque la, c’est une toute autre histoire ^^.

  2. le jeu qui me fait envie sur psvita mais j’ai un peu peur que ça fasse mal au crane ce type de jeu qui part dans tout les sens, j’ai déjà eu du mal a jouer a pas mal de jeu sur psp pour finalement jouer quasi qu’a des jeux 2d ou rpg donc bon…

    • Ah, c’est sur que si tu as mal de tête quand ça part dans tous les sens, tu vas être servi avec Gravity Rush. Surtout dans les combats contre les boss. Fais peut être un petit essai avant 😉

  3. Acheter pas encore jouer (pas le temps avec le boulot et mes enfants malades T_T) J’espere pouvoir lui claquer les fesses pendant mes vacances d’été ! Tres bon test 😉

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