[Test] Rayman Origins

L’attente aura été longue mais le Père Noël est enfin passé et a laissé derrière lui Rayman Origins dans mon petit soulier /tinorossi

Il a été difficile de résister aux différents articles pondus sur le sujet, aux coffrets collector à des prix très bas, aux screens tous plus chatoyants les uns que les autres. Ce jeu valait-il autant de souffrances ? Retour sur le relaunch du héros démembré après quelques heures de jeu.

Après avoir enfourné la galette dans le mange-disque de la PS3 et une fois l’intro passée, c’est la séquence nostalgie qui m’étreint. Nous sommes fin 1995 et après avoir accumulé les kilomètres dans Ridge Racer, un jeu avec un personnage bizarre (pas de bras, pas de jambes) prend la place dans la Playstation.

Et là, c’est la claque : un jeu aux couleurs vives, aux graphismes riches avec une foultitude de détails, au gameplay affuté et à l’animation proche de la perfection. Scotché. C’est le mot. Rarement un jeu aura eu cet effet sur moi : un anime dont je suis aux commandes. Jusqu’à Rayman Origins.

Ubisoft et Michel Ancel ont du tirer des leçons du succès de Donkey Kong Country Returns ou New Super Mario Bros sur Wii : terminés les errements en 3D, retour aux bonnes vieilles recettes. Les meilleurs jeux de plateforme se jouent en 2D, qu’on se le dise !

Sur le plan graphique, c’est le revers de la main de la claque de 1995 qui est -enfin- de retour. Pourtant la démo m’avait fait craindre le pire :  la sensation d’un jeu flash lambda comme on en trouve pléthore sur le web.  Au final, que nenni : les niveaux fourmillent de détails (les différences de plan sont criantes et le level design est parfois ahurissant d’intelligence), les couleurs sont tout bonnement éclatantes et l’animation est d’une fluidité exemplaire. La palette d’expressions de l’ensemble des personnages est vraiment épatante et on n’ose imaginer le boulot monstre que cela a dû générer. Rayman est de retour et il est magnifié en HD !

On attaque le gameplay, véritable clé de voute du jeu de plateforme. Rayman est accompagné de quelques acolytes, jouables et/ou déblocables selon les étapes franchies dans le jeu. Là encore, on reprend les bonnes vieilles recettes et l’on calque la coopération de New Super Mario Bros sur DS et Wii : l’entraide est de mise et on est moins sévèrement sanctionné à ne pas avancer au rythme des autres, ni mis de côté dans sa bulle pour éviter de perdre une vie et/ou de gêner les autres joueurs. Cela fonctionne efficacement et donne une dimension plus familiale au soft.

Le jeu seul s’appréhende de deux façons différentes : soit on avance dans les niveaux, se contentant de joindre un point A à un point B et on vise l’essentiel, terminer le jeu. Soit on opte pour le jeu où l’on performe : bonus stages cachés avec electoons à délivrer et/ou coffres à poursuivre, réservoirs de lums haut perchés ou entourés d’ennemis, possibilité de rejouer les niveaux en mode time trial. Performances très souvent associées à des trophées, ce qui donne encore plus de plaisir à relever le challenge.

Le gameplay est d’ailleurs bien travaillé puisque progressif : on n’arrive pas pourvu de tous ses pouvoirs. On les débloque au fur et à mesure de son avancée dans le jeu et des fées libérées, très reconnaissantes pour le coup. Rayman réagit bien et on saute/frappe/nage/rebondit contre les murs, ennemis et bumpers assez facilement. La palette de mouvements est assez développée : Rayman peut frapper vers le haut, faire un saut destructeur à la Mario vers le bas, nager et avancer en torpille, etc, etc… Tout ce qu’il faut pour survivre dans ce monde hostile.

Premier petit bémol : l’inertie du personnage entraine quelques morts un peu rageantes. Rien de rédhibitoire cependant mais il faut prendre en compte ce flottement. Autre point négatif : la hit box du personnage est parfois étrange et l’on se retrouve à gonfler puis exploser sans forcément avoir touché un ennemi. Là encore, le die and retry est de mise.

Dernier point en retrait, c’est peut être le manque de renouvellement des mécaniques de jeu : on saute sur des plateformes, boxe des ennemis, rebondit contre les murs,… mais cela tient plus au genre qu’au jeu en soi. Une fois de plus, c’est vraiment pour trouver quelque chose à noter en négatif.

Comme il serait dommage de finir ce test sur une note négative, il faut noter un dernier point fort de Rayman Origins : la musique et l’habillage musical. Entre les petites voix typées Tex Avery, le didgeridoo, le ukulele et autres instruments, c’est une vraie réussite. Certains niveaux font de la musique un élément à part entière du gameplay (le second niveau par exemple) et l’expérience cinématographique du compositeur Christophe Héral donne une dimension encore plus finalisée à l’ensemble. Aucune dimension du jeu n’a été oubliée.

En conclusion, on peut dire que cette fin d’année se termine en toute beauté. Même si, apparemment, les ventes sont décevantes, Michel Ancel et Ubisoft redonnent ses lettres de noblesse au jeu de plateforme. Il renvoie dans ses pénates ceux qui ne jurent que par la 3D et avec quelle mastria !

Au-delà de soutenir un game designer talentueux (si le jeu fonctionne enfin, on peut espérer voire d’autres beaux projets naitre), ne pas acheter ce jeu serait passer à côté d’un des meilleurs jeux de l’année 2011 et certainement l’un des meilleurs jeux de plateforme des dernières années, tout court.

Foncez, vous ne le regretterez pas !

Les plus :

  • un gameplay et un level design quasi parfaits. Et en 2D, s’il vous plait !
  • des graphismes époustouflants.
  • une musique et un habillage musical fantastiques.

Les moins :

  • l’inertie du personnage à appréhender.
  • une hit box parfois étrange.
  • les ventes décevantes pour un jeu qui mérite un véritable succès.
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À propos de JackmLantern

https://jevisdhauts.wordpress.com/

Publié le 26 décembre 2011, dans Test, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 10 Commentaires.

  1. Pour moi aussi, c’est clairement la bonne surprise de cette fin d’année. De la bonne 2D qui claque : il n’en faut pas plus pour me convaincre ^^; Dommage que les ventes ne semblent pas suivre…

  2. Triste de voir que le jeu ne se vend pas aussi bien qu’il le devrait alors qu’il s’agit rien de plus que de l’un des meilleurs jeux de plates-formes de la décennie.

    Et c’est encore tellement mieux à deux. Je ne compte plus les fou rires qu’on a pu se prendre rien qu’en se donnant des baffes !

    • On est d’accord. C’est un jeu magnifique sur tous les plans. Cet après midi, j’ai scotché devant l’avant dernier secteur de « Palme Farfelue » dans le 3ème niveau.
      Tu y joues sur Wii ?

      • En tant que fan de Nintendo, j’y joue bien sûr sur… PS3 ! 🙂 De tels graphismes méritent bien ça ! Je me suis même acheté une deuxième manette spécialement pour le jeu, c’est dire si je l’apprécie !

  3. Merci à toi pour ce test. Voilà un jeu qu’il me tarde d’essayer mais j’ai déjà tellement de trucs sur le feu … Je recherche une version collector (avec le pop up pour mes filles) et vu la faiblesse des ventes annoncées, je redoute une décote rapide (que j’entretiens d’une certaine façon :-(). Quoiqu’il en soit, il est incompréhensible que (1) Ubi l’ai sorti en cette période et que (2) la communication fut quasi inexistante. J’ai vu passer un spot de pub sur W9 entre 2 épisodes des Simpsons et pis c’est tout !

    • Je te rejoins complètement sur le constat : autant certaines licences d’Ubi font l’objet d’un véritable matraquage publicitaire (Assassin’s Creed par ex), autant Rayman est un peu passé à la trappe. Et je suis certain que c’est ce qui manque à ce jeu parce que pour le reste, il est magique. Je prends mon pied dessus, y’a pas d’autre mot.

      @keyk : tu fais des infidélités à Big N ??? J’aurais bien aimé savoir ce qu’il donnait sur Wii quand même.

      • D’après ce que j’ai lu ce n’est pas mal sur Wii non plus, mais quand j’ai vu la finesse des graphismes sur la démo PS3, je n’ai pas hésité longtemps ! 😉

  4. Ben je crois que sur Wii c’est tout simplement du 480P très propre à ce que j’imagine. Sinon, je l’ai fini sur 360 mais pas encore à 100%, je n’ai que les 6 premiers coffres/pierres/dents (au choix). Et clairement, ce n’est pas pour faire ou pour dire comme les autres, mais ce jeu est une tuerie et mérite de bien meilleures ventes en guise de reconnaissance pour Michel Ancel & sa team. Surtout que Michel Ancel et Christophe Héral ont donné de leur personne et vraiment transpiré pour faire la promo du jeu où qu’ils aillent. 😉

    • Bien d’accord avec ton constat. Mais j’ai peur que ce type de jeu corresponde plus à notre génération de joueur qui ont connu l’âge d’or du jeu de plateforme. J’espère sincèrement qu’Ubisoft suivra Ancel dans ses futurs projets au vu de l’excellence de cet opus.

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