[Test] The Legend of Zelda : Skyward Sword

Comme répété à longueur de posts, cette fin d’année est extrêmement dense en nouveautés vidéoludiques chronophages.

Une bonne semaine après la réception et après avoir passé quelques heures à Célesbourg puis sur le bon plancher des vaches d’Hyrule, voici le test du dernier né de la saga Zelda.

C’est peu dire que cet opus était attendu au tournant, après un Twilight Princess mitigé puisque n’étant pas un jeu dédié spécifiquement à la Wii mais juste un portage Gamecube. A bien y réfléchir, Skyward Sword est le seul vrai Zelda de la dernière console de salon de Nintendo.

S’ajoute à cette impatience, la pression de l’évènement du 25ème anniversaire de la saga (il y a quelques petites mises en abîme sympathiques dans les dialogues).

Bien, je ne vais pas épiloguer outre mesure sur l’intrigue de Skyward Sword qui chronologiquement s’inscrit dans la série avant Ocarina of Time : la présente incarnation de Link vit cette fois-ci à Célesbourg, petit village au-dessus des nuages (non, vous n’y trouverez pas Patanok /trentenaire), où il coule paisiblement des jours heureux avec Zelda… qui ne trouve pas mieux que de disparaître, happée par une fumée très lostienne. Rien de bien original en soi.

Venons en au jeu. Graphiquement, on est bien évidemment loin des canons actuels de la HD et c’est vrai que passer d’Uncharted 3, voire Batman Arkham City à Skyward Sword est quelque peu difficile. Mais bon, vous savez bien que sur Je Vis Des Hauts, on n’est pas contre les pixels, loin de là.

Du coup, les graphismes sont très pastels et bigarrés. Certains décorums, comme vous avez très certainement pu le lire ailleurs, renvoient à l’impressionnisme et à Monet. Pour ma part, je trouve ça plutôt agréable et bien plus lisible que Twilight Princess, trop sombre à mon goût. Les personnages sont bien modélisés, que ce soit les héros ou les PNJ. Là encore, les goûts, les couleurs, c’est à vous de voir. Me concernant, je considère ce point comme un plus.

Attaquons le gameplay qui, à mon sens, est peut être, ce qui risque de diviser le plus les joueurs. Qui dit épisode dédiée à la Wii et au wiimotion plus, dit forcément un peu de gymnastique des bras et en l’occurrence, il va falloir s’employer à donner des coups d’épée par wiimote interposée. Pour être totalement franc, j’ai eu quelques appréhensions sur le gameplay, qui ne me convainc pas totalement sur ce type de jeu, les ennemis ne demandant qu’un peu d’imprécision de votre part pour vous occire.

Après quelques heures de combat, on peut dire que c’est plutôt pas mal fait et même si l’on sent que Big N veut amortir son wiimotion plus, il est convaincant sur Skyward Sword. Le -très- long apprentissage du premier tiers du jeu permet d’appréhender pleinement le maniement de l’arme et on repère rapidement comment orienter sa lame pour toucher à chaque estocade en brisant la garde de son ennemi.

Idem pour le bouclier qui d’un coup de nunchuck vient vous préserver de quelque vil coup. Malgré la garde lockée, il est impératif de le sortir au bon moment, au risque de voir sa barre de vie se réduire drastiquement. L’immersion n’en est que meilleure.

Ce qui frappe le plus sur le déroulement, c’est les intermèdes entre les donjons, véritables pierres angulaires de la saga. Autant, dans les opus précédents, ils n’étaient qu’une transition plus ou moins vide et longue, autant sur Skyward Sword, on se trouve vite occupé, rallongeant d’autant la durée de vie de jeu (autour d’une trentaine d’heures tout cumulé). C’est assez appréciable pour le noter. On ne fait pas qu’aller d’un donjon A à un donjon B : on part à l’aventure !

Autre point positif, la musique. Exit l’ocarina, bonjour la lyre qui profite encore du wiimotion plus. L’ambiance sonore plutôt discrète est relevée par certains morceaux confiés aux bons soins de Mahito Yokota, Koji Kondo et d’un orchestre symphonique (ce qui peut aider).

Pour ce qui est du négatif, on peut noter quelques approximations quant aux gestes que l’on effectue et sa représentation sur écran : certains coups de wiimote trop vite donnés ne sont pas confirmés du côté de Link et entraînent régulièrement des pertes de coeur. D’ailleurs, la posture de Link, sabre au clair, est parfois assez étrange.

A noter aussi, un premier tiers de jeu très, très long qui tarde à dévoiler une aventure palpitante. Il faut vraiment persévérer pour ne pas décrocher : beaucoup de parlotte, Fay (l’esprit de la Skyward Sword) qui intervient pour un oui ou pour un non, des discussions soporifiques avec certains PNJ… bref, il faut faire un petit effort pour mériter ce Zelda.

C’est un petit peu plus personnel mais je regrette vraiment Epona, fidèle destrier apparu avec OoT. Après Lion Rouge de Wind Waker, voilà les célestriers, oiseaux peu amènes avec un charisme de bulot. Bof. Mais bon, le canasson n’aurait surement pas apprécié de devoir se jeter dans le vide, au-dessus des nuages.

Au final, on retrouve un peu du sens épique qui a longtemps soufflé sur la saga quand elle brillait à l’aune des 8/16 voire 64 bits. C’est un 25ème anniversaire qui est honoré comme il se doit, sans pour autant briller outre-mesure. Devoir accompli. Manque cependant ce petit quelque chose de magique qui permettrait de sublimer le tout. C’est peut être le revers d’avoir suivi la saga sur ces 25 dernières années : difficile de surprendre un amoureux transi de la première heure.

Les plus :

  • un opus qui redonne du souffle à la saga Zelda : l’aventure à chaque coin de buisson !
  • un gameplay dense et parfois inventif, servi par un wiimotion plus au poil.
  • l’univers graphique renouvelé et harmonieux.

Les moins :

  • un premier tiers de jeu long.
  • le manque d’enjeu : une difficulté très accessible.
  • le petit « plus » qui manque pour rendre le jeu magique.
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À propos de JackmLantern

https://jevisdhauts.wordpress.com/

Publié le 27 novembre 2011, dans Test, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Plutôt d’accord avec ce test. Je trouve l’univers de cet opus vraiment envoutant et l’aventure palpitante. Je n’aurais qu’un bémol : les quelques rares (mais néanmoins embêtants) ratés du Wii MotionPlus qui peuvent coûter cher face aux plus coriaces ennemis, et le curseur qu’il faut régulièrement recentrer.

  2. Ça reste un bon Zelda donc. Sinon gros coup de coeur pour les musiques orchestrales.

  3. @ Keyk : pas eu trop de problème avec le recentrage. Un coup de gâchette et j’ai la caméra dans le dos. Réflexe hérité d’OoT.

    @ Kyosu : clairement. La musique est un des plus gros points forts de ce jeu.

  4. Je trouve la difficulté bien calibré, bon j’en suis qu’au premier donjon achevé, mais j’étais souvent à la limite du trépas vu la nervosité et technicité des combats. J’imagine les suivants.

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